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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 17:31

J'ai retrouvé un soupçon de jambes alors je m'autorise à publier la photo de ma nouvelle monture. On dit que "l'habit ne fait pas le moine", mais le vélo reste un sport mécanique donc ça aide d'être bien équipé! Il n'y a plus qu'à prouver ce que je vaux dessus...

Quelques mots sur cet Argon E118... Rigide mais pas trop. Un vrai confort sur l'aéro (merci Franky pour l'étude posturale et les conseils). J'arrive à le bouger malgré mon gabarit léger (même si il reste moins souple que le Kalibur). Equipé en SRAM Red 53*39 devant et manivelles de 170 ce qui a nécessité un léger temps d'adaptation (j'étais auparavant en 52*39 et 172.5). Je découvre le bonheur et le confort des shifters R2C (je sais, j'ai un train de retard puisqu'on est passé à l'électrique cette année...).

Y'a plus qu'à...

Argon18 E118 JB 25 mars 2012

Par Bouille - Publié dans : Triathlon / entraînements
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 11:23
Magnifique escapade en montagne le week-end dernier avec comme objectif principal la traversée des dômes de Miage au départ des Contamines. Au final, nous aurons stoppé notre ascension au col des Dômes mais peu importe : le panorama était magnifique ! Et côté dénivelé, nous avons quand même enquillé avec 4000 de D+ en 48 heures.
 
Vendredi
Arrivée à la gare d’Annecy le vendredi 10h30, voiture jusqu’aux Contamines, et départ en portage à partir du parking du Cugnon (1100m) avec sac de 40L et tout le matos : crampons, casque, baudrier, bouffe, skis, peaux, etc…Ca pèse… 400m de D+ environ avalés et chaussage vers 1500m d’altitude.
Montée au refuge de Tré la Tête (1970m), courte pause, puis on repart avec le franchissement du « mauvais pas », un sentier escarpé à flanc de falaise. On progresse skis sur le dos au pied d’une barre rocheuse qui nous conduit après quelques montées et  descentes au début du glacier de Tré la Tête.
Re-chaussage des skis de rando puis progression encordés sur le glacier en direction du refuge. On atteint ce dernier sur le coup de 19h, après 5h de montée, pauses comprises et 1547m de D+. Voici le lien vers la trace GPS.
Le refuge des Conscrits culmine à 2602m, perché à une grosse centaine de mètres au dessus du glacier de Tré la Tête. Salle à manger orientée plein sud-ouest qui nous a permis de dîner au chaud dans la douceur des rayons du soleil couchant.
 
Samedi
Bonne nuit réparatrice (suffisamment rare en refuge pour être souligné) et on rechausse les skis 8h. Direction le col des Dômes, à 3530m d’altitude, par le glacier. Les crevasses se succèdent mais sans grand danger car elles sont apparentes. On progresse encordés dans la bonne humeur.
Pique nique au col après 900m de D+. Je suis un peu déçu de ne pouvoir chausser les crampons pour monter jusqu’au sommet du Dôme, mais cela n’aurait pas été prudent dans une cordée de six.
La descente n’est pas fabuleuse : la pente n’est pas très raide et la neige est encore dure. Nous mettons à profit l’aprem pour une révision « ARVA / DVA » au dessus du refuge. Test concluant me concernant : cible trouvée en 3mn environ !... Puis l’appel des cimes est trop fort et Thomas, Samir, Franck et moi ne pouvons résister à l’envie de re-peauter. Direction l’aiguille de la Bérangère à allure sportive (autour de 1000 m de D+ à l’heure). Les 650 m de D+ sont avalés fissa et nous redescendons savourer quelques bières au refuge.
 
Dimanche
Mal dormi. Direction le pain de Sucre par le glacier du Mont Tondu. Première partie d’ascension un chouia technique avec les couteaux. Mes conversions sont maintenant fluides et je suis le guide sans problèmes. Nous atteignons le col au pied du pain de sucre après 640 m de D+ mais nous ne monterons à nouveau pas au sommet car le temps nous contraint.
Superbe descente raide et un peu engagée vers les Lacs Jovet puis retour aux Contamines par la voie romaine.
Au final, un bien beau week-end au grand air. 4000 de D+ quand même. Je suis habitué au ski de rando en mode « sportif » en station mais il n’y a pas à dire : en approche « raid », le charme est tout autre.  Les grands espaces, le silence, le sifflement des peaux sur la neige, les sommets… tout appelle à l’humilité. Mais j’ai quand même du mal à imaginer le même « raid » avec du mauvais temps et une simple cabane en bois en lieu et place du refuge « cosy »….
A refaire!
Les photos dans l'album "Ski de rando Avril 2012". Et un big "up" à Tomtom pour son montage vidéo.

Par Bouille - Publié dans : Montagne
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 22:17

Il y a 5 ans : "jamais je ne courrai au-delà du marathon, j'ai les genoux fragiles et ne veux pas m'abimer..."

Il y a 1 an : "j'essaierais bien un trail, le jour où je calme le triathlon..."

Il y a 4 mois : "coupure bien méritée après l'IM d'Hawaï... besoin de tenter autre chose..."

Il y a 3 mois : "Tiens?!? un trail à Paris?!? Et si je m'inscrivais? Comment ça il y a 3 formats... 30, 50 et 80? Bah.... on va pas faire les choses à moitié pour un premier... Allez, banco pour le 80!"

Il y a 1 mois : "Je suis vraiment un grand malade, pourquoi je me suis inscrit? ... Avec mes 40km hebdos, je n'aurai jamais assez de volume dans les pattes pour le finir..."

Il y a 2 semaines : "ma première 'vraie' sortie longue en allure ecotrail de 43 bornes. C'est bien passé, mais alors vraiment impossible de m'imaginer en faire deux fois plus!"

Samedi 24 mars 12h00 : je suis finalement au départ de mon premier trail de 80 bornes. 1500 m de D+ au programme. Sac de 3,5kgs sur le dos... Humilité et prudence de rigueur, comme d'hab avant chaque course. Je ne veux surtout pas me blesser car un beau raid en ski de rando m'attend le week-end suivant donc je laisse la porte ouverte à l'abandon si je ne le sens pas.

Nous sommes 2300 sur la base de loisirs de St Quentin en Yvelines. Beau temps. Limite trop chaud. Je pars en milieu de cortège avec Jeff, un coureur de 800m bondissant mais néophyte comme moi sur la distance. 

Je ne sais pas encore ce que représentent 80km de course, mais je comprends bien dès le départ que je vais en chier. Je me fixe donc comme premier objectif de rallier le ravito du km22,6 sans puiser du tout. Ambiance balade, footing plus que tranquille à 10km/h. Heureusement que Jeff est là pour papoter car à cette allure on s'ennuie ferme. On y arrive au bout de 2h15. Je suis 928eme. On se sépare au premier ravito : Jeff attend un pote et je continue seul... sur un rythme probablement un peu trop soutenu...

Bref, ce qui devait arriver arriva et je coince au km35 environ. C'est le début du chemin de croix jusqu'au km55. Je n'arrive pas à m'alimenter, alors que celà ne m'est jamais arrivé sur IM. J'en tire de précieux enseignements au cas où l'envie me prendrait de recommencer  ...  

J'arrive au ravito du km 55 en 5h55 (je l'ai fait exprès pour que ça tombe juste) après une terrible agonie de 20 bornes, mais je gagne malgré tout 714 places (214ème en sortie de ravito). Comme quoi, je ne devais pas être si mal que ça. Peut-etre tout simplement pas habitué à courir aussi lentement... En fait, c'était peut-être normal...

Là je m'accorde ma premiere vraie pose avec deux bols de soupe aux Tucs (miam, je suis sûr que ça vous donne envie). Je suis sec car je n'ai quasi rien mangé depuis 20 bornes, le sucré ne passant plus...

10 petites minutes après, me revoilà sur les rails. Je repars et tombe nez à nez avec Gilles et Damien, deux coureurs de l'UASG en VTT venus jouer les supporters. Une aide précieuse sur les 5kms qui suivent, même si le dénivelé du parcours ne nous permet pas de beaucoup échanger.

Arrivée sur Marnes la Coquette et Ville d'Avray... les concurrents sont maintenant éparpillés dans la forêt. Je me retrouve souvent seul à chercher les balises dans une luminosité déclinante... Le ravito du km 67 surgit au détour d'une allée. Dernier bol de soupe, je mets la frontale et j'attaque les derniers 12 km. Je suis 211ème en quittant le checkpoint.

Et là se produit un truc de fou, le genre de métamorphose que j'ai déjà connu souvent sur Ironman, un phénomène assez inexplicable qui fait que je retrouve des jambes et me remets à courir vite. Dans ce cas, le "vite" est un bien grand mot car je flirte avec le 12 km/h (waouhhh!!!) mais je viens de passer 7h30 à un peu moins de 9 km/h...

Je vide mes bidons pour m'alléger et file vers l'arrivée en remontant un max de monde. Florent, un autre compère de la SG, me fait la surprise de m'attendre sur les quais en rollers. Grâce à cet "ouvreur" de luxe, je reprends 42 bonhommes sur les 11 derniers km. Jouissif!

J'arrive sur le parvis de la tour Eiffel après avoir remonté les escaliers des quais deux à deux et attaque l'ascension de la dame de fer en petite foulée. Hop hop hop... 3mn plus tard, je franchis la ligne d'arrivée de mon premier 80km. 

8h30 et 168ème.

Les enseignements :

  • C'est bien plus dur musculairement et traumatisant qu'un Ironman
  • L'alimentation est un facteur clef d'échec... et donc de succès si on la maitrise
  • Il faut se donner envie de manger, donc exit les gels et priorité au "bon"! Reste à trouver du "bon" pas trop lourd à transporter, car la boite de Cassoulet, ça va pas le faire dans le sac Salomon
  • Les chocs gênent vraiment la digestion à la différence de l'Ironman ou manger du solide sur le vélo ne pose pas de réel problème
  • J'aime les montées!

Ce que je n'ai pas encore tranché :

  • Courir dès le départ sur son rythme de confort, en partant du principe que "tout ce qui est pris n'est plus à prendre"? ... OU...
  • Etre "sur-prudent" au départ pour éviter le "burn-out"?... mais lequel arrivera de toute façon à un moment ou un autre compte tenu de la distance...

Je manque encore d'expérience pour répondre à ces questions...

En attendant, j'ai marqué 2 points! Comprenne qui pourra... 

Voici la trace GPS de cet Ecotrail 80.

Par Bouille - Publié dans : Récits de compétitions
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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 18:48

Comme toute coutume qui se respecte, j'étais hier au départ du semi de Paris. Record de participation battu avec 30.000 inscrits et record de temps battu avec un vainqueur qui franchit la ligne en moins de 1h (59mn44s). Hallucinant!

De mon côté, 1h19mn42s. Temps plus que correct compte tenu de ma préparation, certes spécifique, mais bien irrégulière. Je ne pouvais pas prétendre à mieux.

J'ai réalisé une bonne course jusqu'au 15ème kilomètre, en peloton avec quelques potes de la SG, maintenant un bon rythme sous les 3'45 / km. Puis j'ai explosé en vol et ai ralenti d'environ 10 secondes /km. Il me manquait quelques séances au seuil (la dernière remontait au 11 février sur un 10km), et j'avais surtout en trop un ou deux kilos (j'en sens qui se marrent!!!) pénalisant à ces allures...

Bref, déçu à l'arrivée, mais bien content lorsque j'ai réalisé que je ne mets "que" 22 secondes de plus que l'année dernière.

RDV l'année prochaine.... puis celle d'après... jusqu'à ce que je perde mon droit à dossard préférentiel!

Lien ici vers les stats, temps intermédiaires, trace du parcours, puls, etc...

Par Bouille - Publié dans : Récits de compétitions
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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 22:26

Jamais mis autant de temps à sortir un compte rendu de course… comme si l’écrire signifiait rentrer pour de bon… J’aurais aimé rester sur mon nuage, continuer à vivre au pays des Bisounours… mais il faut bien redescendre sur terre…

 

« ll faut rêver très haut pour ne pas réaliser trop bas » (Alfred Capus, journaliste, romancier et dramaturge français).

Faire partie du top 100 était mon rêve secret, mon objectif tu et secrètement gardé, celui qui m’a animé tout le mois de septembre et poussé au cul pour que je me lève aux aurores tous les matins pour aller m’entraîner. J’avais calculé que sur la base des temps de 2008 (9h46 et 193ème), il fallait que je gagne 25 mn ce qui me paraissait proprement impossible. Mais c’était sans compter les « good vibes », les dieux Hawaïens, et mes deux étoiles qui m’avaient accompagné depuis Paris. Avec elles l’échec était impossible !

Les films d’Anne-Laure parlent d’eux-mêmes : acclimatation douce et paisible aux terrrrriiibleeees conditions hawaïennes… quel paradoxe ! De la houle les jours précédents ; un vent à décorner les bœufs qui m’aura permis d’envisager les pires scénarii de course sur la partie vélo et d’être au final agréablement surpris le jour J car ça soufflait « pas pire » ; une chaleur moite et étouffante en course à pied mais anticipée et travaillée à l’entraînement. J’étais prêt.

Comme tous les athlètes, j’ai atterri à Kona gonflé à bloc et prêt à en découdre. Puis je me suis pris mes claques à l’entraînement les jours précédents, me suis senti tout petit face à la démesure des éléments, ai ravalé mon ambition, revu mes objectifs à la baisse… Ce qui a naturellement conduit à une petite crise de confiance à J-2 dans le genre « je vais me faire retourner comme une crêpe ». Mais la surcompensation a encore conduit à un miracle puisque je sors encore LA course qu’il fallait le jour J.

Pour mon pote Javier, la chance n’existe pas à ce niveau. J’ai tellement aimé son mail que je vous le livre : « Pour avoir fait de la compétition [Javier a été cycliste Elite], je sais que la chance n’existe pas. Pour que toutes les conditions soient réunies et faire LA course, il faut gérer une équation vraiment complexe, avec plein de variables (entrainement, repos, technique, soucis du matériel, écoute de soi même, mental…). Cette équation ne donne sa valeur maximale que si les variables sont dans un équilibre, instable par définition. La vraie quête d’un sportif et de trouver cet équilibre et de l’exprimer au maximum le jour J. »

Pas faux. J’étais donc sacrément bien « équilibré » le jour J. Mais je suis également persuadé que j’ai une bonne étoile.

La course…

Ca faisait un moment que je n’avais pas autant flippé avant une course. En outre, j’étais très ému à 30mn du départ. Plus qu’à l’accoutumée, énorme envie de bien faire et de conclure cette saison 2011 en beauté. Et qui sait, peut-être dernier Hawaii ( ???), donc pas question d’être médiocre !

Natation

Quel niveau ! Malgré un départ rapide, je n’ai pu m’extraire de la masse et ai nagé «dans une rame de métro» jusqu’au demi tour. Faits marquants : beaucoup de coups pris, de la houle au large qui m’a «avalé» quelques mouvements de bras, une épingle à nourrice d’un poisson pilote mal fermée qui m’a «dévoré» le bout de l’index (pas bête comme anti-drafting), une dizaine de dauphins qui ont nargué la cohorte de nageurs à quelques mètres de fond… mais je ne les ai pas vus, preuve que j’étais dans ma course.

Sortie de l’eau en 1h02, bien loin de mon temps à Francfort (56’). Je suis de ceux que la combi avantage, moyen policé de constater que je ne suis pas un vrai nageur

Bonne transition 1 en 2’30. Rapide vu la taille du parc.

Vélo

Gros rythme dès le début. 80km avalés en 2h. Waouh ! En revanche, je constate avec dépit que tous les triathlètes n’ont pas la même mentalité : ça drafte. Heureusement que les arbitres viennent cartonner de temps en temps et faire le ménage.

Je rencontre les premières rafales de vent dans la montée de Hawi mais cela ne me perturbe pas outre mesure : je reprends les paquets de drafteurs qui m’avaient distancé. Jouissif. Je grimpe bien et change régulièrement de position : sur le prolongateur, en danseuse et assis sur la selle en vélocité. Je pense à ma famille et copains pendus à leur PC à Paris. Ca me booste…

Demi-tour, ça va toujours. Je mets à profit les conseils de Tonio en m’alimentant et buvant abondamment car ça va secouer au retour avec des pointes de vitesse à 65km/h et un gros vent latéral : va falloir jouer l’équilibriste pendant 1 petite heure. Comme prévu, ça secoue. Je suis à deux reprises violemment déporté sur le côté de la route. Je croise Fafa qui lui monte vers Hawi et semble doubler un max de monde. Cool !

Un peu de stress lorsque je loupe deux ravitos coup sur coup : au premier je rate la boisson énergétique et ne peux saisir au vol que de l’eau ; au deuxième une bénévole me tend une bouteille… puis la retire au moment où je passe… sympa la blague ! Du coup, c’est double dose aux deux ravitos suivant : je me force à boire quasi entièrement un bidon d’energy drink à chacun d’entre eux.

Le vent souffle de 3/4 face sur le retour jusqu’à l’aéroport. Les écarts se sont faits et la route est clairsemée. Mes lombaires tirent, mais rien à voir avec la douleur de 2008. Le chrono laisse présager un bon temps et j’en viens à rêver d’un sub 4h50. Mais c’était sans compter les 4 km « bonus » (mon compteur annonce 184km) et je pose le vélo en 4h51’54s. On va pas se plaindre quand même : 37,8 km/h de moyenne à Hawaï, je ne suis pas prêt de rééditer.

Premières foulées dans le parc… c’est boooonnnn ça : j’ai des jambes et mal nulle part, mis à part des lombaires un peu tendues… Y’a moyen de « faire un truc »

Transition 2 propre en 2mn46.

Marathon

Premiers km en souplesse car la course va être longue. Elle commence vraiment au bout de 15 bornes, après la montée de Palani Road. Les 7 premiers km sont un peu raides, je recherche du confort sans vraiment le trouver. Puis tout rentre dans l’ordre progressivement. Je me cale sur un rythme de 7mn / mile, soit entre 4’20 et 4’25 /km (environ 13.5 km/h). L’allure est cool mais la température bien moins car la machine chauffe, voire sur-chauffe… Il doit faire un bon 35°. A grands maux les grands remèdes : glaçons dans la casquette, dans le dos, et…. dans le cuissard ! Ca fait tout drôle et je ne rééditerai pas l’expérience. Je croise Manu, puis Fafa sur le retour d’Ali’i drive. On s’encourage mutuellement.

Montée de Palani Road en très petite foulée et à vitesse minimale… plus doucement tu tombes … mais je ne veux pas forcer. La moyenne en prend un coup… Puis virage à gauche et c’est parti pour l’aller-retour à Energy Lab. Il reste environ 27 bornes. Comme en 2008, c’est le moment de vérité. « Serrer les dents et envoyer », « serrer les dents et accélérer » (dixit Tonio)… car le retour passera tout seul, l’odeur de l’écurie aidant…

Je rattrape des gars, leur propose de courir à deux en prise de relais, mais apparemment je vais trop vite pour eux… Ca fait plaisir… même si je me retrouve tout seul. Entrée dans Energy Lab. Je lâche la cavalerie dans le faux plat descendant et allonge la foulée. Un peu trop malheureusement et je le paie dans la remontée. Aie ! Allez, on serre les dents… Sortie d’Energy Lab, le parcours redevient plat… et ça repart. Je croise Manu, puis Fafa qui n’est pas si loin. Mes deux amis vont également faire péter le chrono. Super content pour eux.

Comme à mon habitude, j’occupe ma fin de course avec mes « crash cases » ou « scénarii catastrophes ». Ca donne ça : « allez JB, ça fait 8h17 que tu cours et tu es au km 30. Il te reste 12 bornes. Même si tu ralentis à 12 km/h, tu boucleras en 9h17 ce qui est déjà un temps extraordinaire. Tu as déjà gagné, alors continue et fais encore mieux ! » etc… km après km… mile après mile… Je grapille les secondes, je grapille des minutes...

Le retour passe très rapidement comme Tonio l’avait prédit.

Dernière bosse, dernier feu rouge sur la Queen Ka’, virage à droite, et je déboule sur Palani road à grandes enjambées. Que la descente fait mal aux cannes ! Mais c’est la fin, il reste un poil plus d’un km. Le public se fait plus nombreux au fur et à mesure que je me rapproche d’Ali’i drive. Plus que 200m… j’exhulte, serre les points rageur. Mahée et Anne-Laure me font signe. Je m’arrête et me fais doubler par trois... quatre... cinq coureurs, mais tant pis : je serre ma puce dans mes bras. Que c’est bon ! Il reste 200m que j’avale en volant. J’aurais aimé qu’ils fassent 200km... car cette course est passée bien trop vite !

3h12mn37s pour le marathon. Facile à dire à posteriori, mais je sais que j’ai les moyens de progresser encore.

77ème au scratch en 9h11mn56s.

43ème amateur.

17ème de ma catégorie (M30-34)

5ème français.

Bravo à Manu et Fafa qui remplissent également leur objectif de belle manière en 9h48 et 10h12.

Merci à ma famille sans qui je n’aurais pas pu réaliser cette belle saison 2011 même si elle n’a compté que trois courses (Championnats de France, Europe, Monde). D’un commun accord, 2012 sera plus calme. Mais je reviendrai

J9 21

Par JB - Publié dans : Récits Ironman
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 19:45
Par Bouille - Publié dans : Hawaï 2011
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 02:11

... dans l'album dédié!

Par Bouille - Publié dans : Hawaï 2011
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 08:27

Merci à tous pour vos messages, pensées et ondes positives qui m'ont encore permis de sortir LA course de ouf. En bref, je suis dans le top 100 ce qui était mon objectif perso non officiel 

77eme exactement au scratch et 17 dans ma caté. 4eme français. 1h02 en nat. 4h51'54" en bike (j'ai 184km au compteur). 3h12 au marathon.

Les résultats détaillés ici : http://kona.ironmanlive.com/#axzz1aARXt8Mg

Arrivee-Hawaii.jpg

Par Bouille - Publié dans : Hawaï 2011
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Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 08:36

Le suivi live ici. Dossard 1502.

Voici la vidéo du jour.

Par Bouille - Publié dans : Hawaï 2011
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 09:26

Le ressort est tendu comme il faut. Y'a plus qu'à!

Par Bouille - Publié dans : Hawaï 2011
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