Triathlon CD de Paris - 3 juin
Ce week-end, je faisais partie des 600 pingouins qui ont nagé dans la Seine à l’occasion du triathlon de Paris, format Courte Distance :
- 1.5 km de natation entre la passerelle de l’Avre et le pont de Suresnes- 40 km de vélo dans les allées du bois de Boulogne, fermées à la circulation pour l’occasion- 10 km de course en 3 tours autour de l’hippodrome de Longchamp, comme les canassons
Un bon moment. Un très bon moment même !
Je vous entends déjà : « mais qu’est ce que tu es encore allé nous planter un triathlon, à peine 2 semaines après un Ironman, alors que tu avais un brunch chez toi le midi même ? T’en avais pas assez chié comme ça à Lanzarote ? »
3 raisons :
- cette épreuve marquait le renouveau du triathlon à Paris, après 10 ans d’absence (la faute à une Seine mal-seine… ah ah ah….)
- comme le disait Samir : ca suffit d’être obligé de faire 200 bornes de bagnole pour le moindre triathlon CD, alors quand l’occasion se présente à 10km de chez soi, ça ne se rate pas
- c’était une course club et je voulais faire « honneur au maillot »…
… le tout, sans trop de pression évidemment. En effet, sur les 600 triathlètes engagés, ceux qui avaient fait un Ironman deux semaines avant devaient se compter sur les doigts d’une main. Tonio, Fabrice et moi y allions donc à la « super-cool », ambiance « je découvre le triathlon » pour moi, « je vais ramasser des champignons dans le bois » pour Fabrice, et « j’irai saluer les brésilien(ne)s » pour Tonio.
D’ailleurs, il y avait tellement pas de pression et je n’étais tellement pas concentré que j’ai commencé par me casser la gueule en vélo lors de l’échauffement. Ca commencait bien… Quelques égratignures pour Phoenix et moi-même mais plus de peur que de mal heureusement. Ca m’agace ces chutes à la con ! Le bonhomme, ça cicatrise, mais pas la guidoline et le carbone…
Mais bon, passons.
Le départ natation fut grandiose. Voir les photo. Je n’avais pas fait trempette dans la Seine depuis le lycée et une sortie ski nautique. Et bien à ma grande surprise, je l’ai trouvée propre et claire : je voyais mon pied, ce qui ne m’est pas arrivé souvent en eau vive.
Je fais une bonne natation. Sortie de l’eau en 20’42 et 45ème position. Je me suis pris un coup de pied dans le nez qui me vaut depuis dimanche une croute et du mal à respirer par la narine gauche. La prochaine fois, c’est casque obligatoire.
Longue transition de 650 m pour rejoindre le parc à vélo, transition sur laquelle j’ai apparemment dépassé Nico, pourtant nageur hors-pair. Je sors seul du parc, me fais rattraper après 300 m par un triathlète qui me beugle dessus « allez, on rejoint le paquet de devant ! ». Je lui réponds calmement qu’il ira sans moi parce que « j’ai un Ironman dans les pattes moi » (non mais !).
Finalement, après 1km, c’est un paquet d’une petite dizaine qui me rattrape. Je m’accroche aux wagons. Je reconnais mon pote Nico. C’est cool. Je me réjouis de faire le vélo avec lui.
NB d’importance : le triathlon est par essence un sport individuel. Les athlètes ne doivent notamment pas rouler en peloton en vélo. « L’aspiration » ou « drafting » est en règle générale interdit et passible de pénalité / disqualification. Or, sur certaines épreuves le drafting est autorisé. La raison est simple : il est impossible de mettre un arbitre derrière chaque triathlète pour vérifier qu’il respecte la règle. Au-delà de 200-300 concurrents sur une épreuve, le vélo est généralement avec drafting. En dessous, sans.
Le triathlon avec drafting est donc du pain béni pour les piètres cyclistes. Il suffit en effet de se laisser aspirer et d’attendre patiemment de tout lâcher en course à pied. Perso, j’aime pas le drafting car :
1- je sors plutôt bien mon épingle du jeu en vélo et2- rouler en peloton à 40 km/h, ça m’effraie (le triathlète lambda roule comme une chèvre en peloton)
J’ai trop appuyé sur le premier tour. Je prenais beaucoup de relais devant. Je me suis vite aperçu qu’on n’était que 2 ou 3 à faire le travail. Alors j’ai laissé tomber et je suis parti me mettre à l’abri à l’arrière du groupe.
Le vélo s’est donc terminé tranquille le chat. Une bonne moyenne certes : 57’55 pour les 40 km et 56ème temps vélo. Mais je n’ai aucun mérite.
En fait, c’était juste sympa d’être avec Nico.
Bonne deuxième transition et c’est parti pour les 10 bornes de course à pied. Les deux premiers tours de 3.6 km passent bien. Je ne vais pas trop vite. J’ai pas envie d’avoir mal (j’ai assez donné il y a deux semaines) alors je me trouve un petit rythme de confort. Nico ne m’a pas rattrapé donc je suppose qu’il a un peu merdé sa transition.
Au milieu du deuxième tour, je me fais doubler par un avion… que je reconnais de dos… c’est Samir. Impressionnant de facilité à pied ! De bon augure pour Nice (je précise que Nico et Samir courent l’IM de Nice le 24 juin prochain).
J’en chie quand même sur le 3ème tour mais je finis en 42’11 pour un peu plus de 10 bornes, avec le 78ème temps course à pied (pas terrible).
Mais au final, le résultat est bien plus qu’honorable : 46ème au scratch en 2h05.
Merci au président autoproclamé du club de supporters qui avait fait le déplacement (mon pôpa).
Bravo Nico et Samir pour votre belle course.
Mes respects à Bubai (Etampes tri) qui nous sort un super temps à pied et regagne 81 places.
Tonio nous sort aussi une belle course avec l’IM de Lanzarote dans les pattes. Fafa a tenu son engagement et est bien allé cueillir des champignons dans le bois comme le prouve son temps en course à pied :-)
Une belle organisation, de beaux moyens pour une belle épreuve CD. A refaire.
Pour l’anecdote, sitôt la ligne d’arrivée franchie, je prenais le départ d’une autre course : rentrer chez moi le plus vite possible pour être à l’heure au brunch. Peine perdue : je suis arrivé avec 30mn de retard, tout le monde était déjà là, et j’ai dû défiler en lycra dans le salon. Je vous jure….
Comme d’hab, les photos à droite.
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